Les ardoisières de Trélazé ont été exploitées sur plusieurs siècles. Le gisement ardoisier s’étend du nord-ouest au sud-est de la commune. Il marque le territoire d’une diagonale de presque 300 hectares ce qui a pour effet de le séparer en deux.
L’extraction commence dès le XIVe siècle dans certaines carrières à ciel ouvert. Les premières mentions écrites date de 1406, au lieu-dit de Tirepoche. Le travail de la pierre est réalisé manuellement et les blocs d’ardoise sont d’abord déplacés à dos d’homme. Par la suite, la traction animale soulage l’exploitation. L’industrialisation marque un tournant dans l’extraction de l’ardoise. Les ardoisières s’organisent et développent des entreprises. Dès le XIXe siècle, la Commission des Ardoisières d’Angers exploite plusieurs sites dont les établissements industriels de Saint-Barthélémy-d’Anjou, ardoisière de la Paperie. La Commission développe une scierie, une école technique. Puis, différentes carrières sont exploitées telles l’ardoisière des Fresnais, des Petits Carreaux, des Grands Carreaux, de Monthibert; et sont construits une centrale électrique, un établissement élévateur des eaux, des cités ouvrières pour le bon fonctionnement de l’exploitation ardoisière. En parallèle, d’autres ardoisières sont exploitées par la Société Ardoisières de l’Anjou à partir de 1894, la Grand Maison, la Brémandière. Il existe des exploitations indépendantes comme pour l’ardoisière de l’Union-le Petit Pré du deuxième quart du XIXe siècle ou l’ardoisière de la Trousselière, exploitée dans le premier quart du XXe siècle.
Cette vaste entreprise s’est arrêtée en 2014 après la fermeture du dernier puits au n°7 Monthibert de la Commission des Ardoisières d’Angers.
Aujourd’hui, l’ancien site des ardoisières est occupé par la ville de Trélazé, la ville de Saint-Barthélémy-d’Anjou, Angers Loire Métropole, la société Magnance, la société Imerys, l’entreprise Ageneau.
Une partie du site est reconvertie en parcs publics. Une exploitation pour de la valorisation des déchets ardoisiers est encore présente sur la zone des Fresnais. Mais l’ensemble n’est pas ouvert ni accessible au public notamment la zone des Petits Carreaux, des Grands Carreaux, Champ Robert, les ruines rue Pierre et Marie Curie, Monthibert, Grand Maison.
En vue de la conservation de certains éléments du passé ardoisier du territoire, un projet de valorisation patrimoniale est projeté. L’activité industrielle passée a marqué le territoire pendant six siècles en façonnant le paysage. La sauvegarde de cette mémoire est une volonté affirmée et s’illustre par la mise en valeur du savoir-faire et des techniques.
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Petits Carreaux - Galerie n°2.Plan et coupe - Petits Carreaux - Galerie n°2 Plan réalisé par Mellet directeur (?). -
Carrière des Petits Carreaux.Lithographie par E. Barasse dans le Bulletin historique de l'Anjou, 1864-1865-1866. -
Commission des Ardoisières d'Angers.Exploitation souterraine par gradins renversés. Méthode mixte en descendant et remontant. Méthode en remontant. Plan, par E. Alix et Cie. /avant 1900/. (Musée de l'Ardoise de Trélazé). -
Chevalement du puits n°8Puits n°8 ; chevalement d'extraction, vue du sud-ouest.












